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| Net (Pandinus Dictator), 2016. Filet, téléphone portable, vidéo trouvée, 20 x 27 cm |
Caroline Delieutraz use de matériaux présents en abondance dans notre
société de l’information : les images et autres données qui, sans état
d’âme, circulent dans le flux des réseaux électroniques mondiaux.
L’origine de ces données, leurs conditions d’apparition dans l’espace
public – Internet compris –, leur exploitation, leurs transformations et
réutilisations successives, leur mort et leur renaissance sont au
centre de son travail. Au quotidien, Caroline Delieutraz collecte toutes
sortes de matériaux disponibles sur la toile, pour les manipuler et
occuper, à sa manière, ce monde volatile en perpétuel mouvement. Si elle
perpétue ce qui pourrait s’apparenter à l’effacement de l' « original »,
notion toute relative dans le monde du copié-collé, il ne s’agit pas
non plus de nier l’origine des données et le travail fait par d’autres.
Au contraire, la provenance directe des images fait partie intégrante,
signifiante, de l’œuvre. Extrayant les informations des dispositifs dans
lesquels elle les trouve, Caroline Delieutraz crée des déplacements et
des reconfigurations qui visent à remettre en cause l’autorité de ces
images, devenues si familières qu’elles s’imposent à nous comme des
évidences. Au sein d’une démarche qui saute sans arrêt du monde dit
« virtuel » au monde dit « réel », les diverses formes du travail de
Caroline Delieutraz apparaissent comme autant de véhicules, numériques
et analogiques, de ces éléments mystérieusement hybrides que sont les
données.
Géraldine Miquelot
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Vue d'exposition "Unnamed Feelings", 2017, Galerie 22,48m², Paris (photo : Aurélien Mole)
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| Seizure (Pandinus Dictator), 2016. Photographie, tirage pigmentaire, 24 x 30 cm |
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| Vue d'exposition "Unnamed Feelings", 2017, Galerie 22,48m², Paris (photo : Aurélien Mole) |
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| Pandinus Dictator (Fulgur), 2016, Photographie, tirage pigmentaire, verre gravé, 29,4 x 35,2 |
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Just The Fact Nothing But The Fact, 2016-2017. Vidéo HD, 10 min 26 s (photo : Aurélien Mole) |
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| Vue d'exposition "Unnamed Feelings", 2017, Galerie 22,48m², Paris (photo : Aurélien Mole) |
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| Black Armor, 2017. Éléments de carénage en plastique ABS, 160 x 180 cm (photo : Aurélien Mole) |
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Vue d'exposition, "Unnamed Feelings", 2017, Galerie 22,48m² (photo : Aurélien Mole)
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Embbeded Files, 2015 - 2017.
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| Blue Skins, 2017 (détail), tirage pigmentaire, 160 cm x 30 cm |
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| Deux visions, depuis 2012. Vue de l'exposition "Stereo View", 2014, Galerie 22,48 m², Paris, France |
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| Série de diptyques, depuis 2012 pages du livre La France de Depardon, captures d’écran de Google Street View, 30,5 x 21,8 cm chaque |
Les Vagues, 2015, puzzle, bois, 41,5 x 29 x 1,8 cm
Les Otages, 2014, installation vidéo, écrans 15 pouces, cartels, dimensions variables
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| Claire Blandin, 2014, Impression numérique, casques audio, lecteurs mp3, bande son, dimensions variables |
Trucage, 2014, livre (Philippe Vasset, Exemplaire de démonstration, Fayard, 2003), Ipod, feuille de Rodoïd, peinture verte, 32 x 29,7 cm
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| Masques anti-regard, 2014, ovale de plastique |
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| Written in flesh, 2014, Nom de domaine, programme, images trouvées |
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| Sans Titre (La tour de Babel), 2013 |
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L'homme qui dormait dans un livre, 2013, nom de domaine, programme, images trouvées
A l’œil nu, 2012, mine graphite sur papier, fixation aluminium, 120 x 141 cm
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| Les Matrices (une archéologie du web), 2012, 31,7 x 23,2 x 4,5 cm, 11 x 13,5 cm, 20,1 x 30 cm |